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La Légende continue
Roullet et Decamps, l’une des entreprises les plus diversifiées et créatives dans son domaine, a fabriqué des jouets et automates pendant plus de 120 ans à Paris.
Son histoire a commencé en 1867 avec le jouet mécanique et elle doit sa renommée mondiale à la création d’automates.
Plus tard, Decamps est également devenu un des plus célèbres fabricants d’automates électriques et de vitrines animées.
Avant la fermeture des ateliers en 1995, la notoriété et le savoir-faire du fabricant d’automates traditionnels ont été reconnus en France et jugés dignes de préservation.
En 1988, à Souillac (Lot), sur l’initiative du maire et avec l’aide du gouvernement, un musée dédié aux automates, et plus particulièrement à ceux de la Maison Roullet-Decamps, a été créé. Le visiteur du musée peut y découvrir un bon nombre d’automates dont le fonctionnement est géré par un ordinateur pour en limiter l’usure, mais de telle façon qu’il reste un musée vivant et animé. Pour assurer leur exposition dans les meilleures conditions et leur bonne maintenance, le musée s’est doté d’un personnel qualifié, dont un restaurateur.
L’histoire de Roullet et Decamps est documentée d’une manière très compréhensive dans le célèbre livre de Christian et Sharon Bailly « L’age d’or des automates ».
Quand le livre a été édité, les ateliers Decamps se trouvaient au 17-19 rue Amelot dans le Marais à Paris.
L’activité principale sur ce lieu consistait en la fabrication d’automates de vitrines mais aussi de créations originales pour des clients de marque, dont le célèbre joaillier Mauboussin ou encore Salvador Dali.
Un aperçu sommaire de l’histoire de la maison Decamps peut être découvert sur le site web du Musée (HYPERLINK "http://www.souillac.net:musee.automate/roullet-decamps.html" http://www.souillac.net:musee.automate/roullet-decamps.html)
Quelques dates de l’entreprise :
1866-1867 : Jean Roullet, outilleur de métier ouvre un atelier de découpe à façon et d’outillage au 10 rue de Quatre Fils à Paris. A la demande de l’un de ses clients, il réalise le premier jouet mécanique de la firme en appliquant les techniques de découpe et d’emboutissage permettant ainsi la fabrication en grande série à un coût réduit.
Pour la première fois, les jouets mécaniques peuvent être vendus à un prix abordable, ce qui contribue à leur démocratisation.
« Le Petit Jardinier » ainsi créé est devenu le célèbre sigle de la Maison. Il apparaît sur la couverture du premier catalogue connu et datant de 1878. (Il est reproduit dans les annexes du livre de Ch.et S. Bailly « L’age d’or des automates ») Ce jouet d’époque est aujourd’hui très rare, mais un exemplaire avec sa tête en biscuit est conservé au musée de Souillac dans son état d’origine.
Dans les années 1870, l’entreprise déménage au 10 rue du Parc Royal, dans des locaux plus grands et mieux adaptés et reste à cette adresse pendant les années les plus productives.
En 1879, Henriette, la fille de Jean Roullet, épouse Ernest Henry Decamps, le contremaître des ateliers.
1889-1900 : Ernest Decamps s’associe à Roullet et l’entreprise est appelée Roullet-Decamps. A cette époque, une cinquantaine d’employés travaillent dans les ateliers avec des métiers très variés mais nécessaires à la fabrication d’un automate (ajusteurs, mécaniciens, sculpteurs, décorateurs, habilleuses, menuisiers, cartonniers, etc)
Durant ces années, avec les débuts de la distribution de l’électricité, les premiers automates électriques sont nés.
Gaston, fils aîné de Ernest Decamps, entre à l’Ecole des Beaux-Arts et à l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris.
Grâce à sa participation de plus en plus active à la fabrication, la qualité des sculptures, le modelage et l’ingéniosité des mouvements des automates et animaux mécaniques s’améliorent nettement.
1901 – 1909, peu après le nouveau siècle, Jean Roullet arrête son activité et l’entreprise est désormais dirigée par sa fille Henriette et son gendre. Il meurt en 1907.
Ernest Decamps décède en 1909. Henriette continue l’activité aidée par ses fils Gaston et Paul, et par sa fille Gilberte.
L’entreprise se dénomme alors « Veuve Decamps et Fils ».
Paul, l’homme d’affaires de l’entreprise, est tué pendant la Grande Guerre. Gaston achète peu après les parts de sa mère et de sa sœur et continue seul.
Les années suivantes, l’éventail de la production en automates de tout genre, animations de vitrines et jouets mécaniques, sera impressionnant par son volume et sa diversité. Decamps développe les grandes vitrines de Noël pour les magasins les plus prestigieux de Paris, d’Angleterre et de Belgique et gagne de nombreuses récompenses pour la qualité et l’inventivité de son travail.
1925 Phalibois, un autre fabricant important installé dans le Marais à Paris cesse son activité et Decamps achète son stock et outillage. A la même époque, Théroude, également fabricant d’automates, lui cède ses ateliers. Parmi les pièces détachées, il trouve des éléments d’automates très prestigieux comme le « Joueur de flûte » et continue sa fabrication en adaptant certains éléments mécaniques à ses propres méthodes de fabrication.
1963 La Maison Decamps doit quitter les locaux de la rue du Parc Royal et son loyer modéré. En effet, l’hôtel particulier est voué à la démolition. Decamps découvre pendant le démontage de ses ateliers des polychromies aux plafonds du bâtiment et s’emploie alors à le sauver. Il espère ainsi pouvoir y conserver son activité en démontrant l’intérêt historique du bâtiment et l’intérêt culturel de son savoir-faire. Malgré ses efforts il est contraint de quitter les lieux.
Le bâtiment est sauvé et récupéré, ironie du sort, par le Ministère de la Culture.
Avec les indemnités reçues, la maison Decamps s’installe dans des locaux moins vastes Rue Amelot et elle y reste jusqu’à sa fermeture.
1972 Gaston Decamps décède. Sa fille Cosette et son mari Georges Bellancourt reprennent l’entreprise. Georges est un autodidacte dont le premier métier a été l’ébénisterie. Son esprit inventif et son intérêt prononcé pour l’électricité et ses applications diverses l’ont amené dans le monde du spectacle jusqu’à l’invasion de la France par les allemands. Il devient alors résistant en Haute Savoie dans la région de Annecy. Après la guerre, il est engagé par des industries, notamment L’Aluminium Français, pour ses capacités dans la conception de machines outils spécifiques.
Cosette connaît George lors de campagnes de fouilles archéologiques en Corse. Le défenseur de la nature aquatique et cinéaste Jacques Cousteau fait partie du groupe. George et lui travaillent ensemble au développement des détendeurs sur les bouteilles de plongée.
Après sa rencontre avec Cosette, George participe de plus en plus aux réalisations de la Maison Decamps les soirs et week-end . Il peut y exprimer son génie en mécanique et donnera un nouvel essor aux automates. Cosette et lui se marient en 1975.
Les Bellancourt créent un jouet à batterie, un teckel commandé par sa laisse, mais la concurrence asiatique (japonaise) avec ses prix très compétitifs empêchera le développement de cette invention. La firme se concentre alors uniquement sur la fabrication des pièces uniques et grandes scènes animées.
George Bellancourt est résolument orienté vers le futur et les nouvelles technologies et il commence à les intégrer dans ses créations. Des artistes, comme Dali ou le joaillier Mauboussin installé Place Vendôme à Paris, les associent à la création d’œuvres uniques prestigieuses. Ainsi sont nés les premiers automates rendus interactifs grâce à l’intégration de l’électronique.
Chaque été, au lieu de partir en vacances, les Bellancourt organisent des expositions d’automates en France afin de montrer leur art et gagner l’argent nécessaire à la survie de l’entreprise. Lors de ces manifestations, ils expriment le souhait de trouver un lieu d’accueil pour pérenniser leur collection.
Les expositions dans la ville de Souillac (Lot) ont un grand succès et Souillac sera retenu.
1988 le Maire de Souillac voit l’opportunité de réaliser un projet culturel en créant le Musée de l’automate dans les anciens comptoirs du tabac du centre ville. Il travaille à la recherche de fonds et grâce à ses efforts, l’Etat se porte finalement acquéreur de cette collection unique d’automates.
La ville va alors engager un personnel qualifié au service des visiteurs et des automates.
1995 L’entreprise Decamps ferme ses portes.
Le musée de Souillac est unique par sa collection d’automates de vitrine et d’automates publicitaires, très en vogue au 20ème siècle.
Malgré le livre de Bailly et autres ouvrages sur les automates, très peu d’informations existent sur l’éventail abondant des jouets mécaniques et automates de vitrine produits par la maison Roullet-Decamps, et ceci malgré le fait que ces créations soient aussi ingénieuses et complexes que d’autres automates mécaniques beaucoup plus connus.
Une spécialité Roullet- Decamps : les jouets mécaniques
Le catalogue de la firme datant de 1878, reproduit dans le livre de Bailly, présente des animaux en tout genre : ours, chiens, chats, lapins, singes, animaux de ferme et du cirque, etc... Quelques uns jouent du tambour ou d’un instrument à corde, d’autres marchent, sautent, culbutent ou font d’autres mouvements. Fabriqués en très grand nombre, certains sont aujourd’hui très rares comme la « Girafe marcheuse » ou le « Paon qui marche en faisant la roue » avec son mouvement de tête et son allure très fière. Les chats, lapin ou ours sont empaussés avec de la peau de lapin, d’autres gainés avec du cuir ou encore, comme le paon, couverts avec les vrais plumes de l’animal représenté. Ces jouets ne sont pas musicaux mais beaucoup d’entre eux reproduisent de façon très précise le cri de l’animal. Leur sculpture et mouvements sont également très réalistes.
Un système constitué d’une anche et d’un soufflet en papier reproduit les cris. D’ingénieux mécanismes de modulation du son sont réalisés avec de petites cordes à piano travaillées de manière à varier la pression de la colonne d’air et la fréquence de l’anche. Ils étaient importés d’Allemagne jusqu’à la Grande Guerre et ses restrictions commerciales.
L’entreprise, afin de maintenir la production des animaux mécaniques, a tenté de les fabrIquer mais les essais sont restés peu concluants.
La fabrication des automates
Bien qu’au fil des années les types d’automates changent, les techniques et matériaux employés à leur élaboration restent quasi inchangés. Les têtes des automates mécaniques sont souvent en biscuit. Leur achat chez les grands fabricants de poupées fait l’objet d’une commande spéciale. Normalement, le cou doit présenter un cylindre droit et ouvert. Cette forme particulière est nécessaire pour le hochement et la rotation de la tête et le passage des tirages pour les seules animations applicables, soit le mouvement de la langue et des yeux. Dans les automates d’une facture plus récente, les têtes employées sont souvent des véritables têtes de poupée avec le cou en forme de sphère.
Pour les automates avec des têtes plus caractérisées ou avec des jeux de physionomie plus complexes, le choix de matériaux se porte plutôt sur le staff ou le cartonnage. Leur fabrication pièce par pièce permet de les considérer comme pièce unique et la valeur de l’originalité de ces têtes est bien plus grande que celles en biscuit fabriquées quasiment à la chaîne.
Le cartonnage et, plus rarement le staff, sont également employés pour le corps des automates.
Le cartonnage nécessite de nombreuses étapes de travail, la connaissance des papiers employés et celle de leur application, mais permet d’obtenir un matériau léger et très solide.
Pour fabriquer une tête ou un corps en cartonnage, la figure est d’abord sculptée en terre glaise et surdimensionnée pour tenir compte du retrait du cartonnage final.
Il faut surmouler le premier modèle en glaise avec du plâtre pour obtenir un premier moule. La terre est ensuite retirée et remplacée par du plâtre coulé dans la cavité obtenue. Le moule extérieur est cassé et le modèle se présente maintenant sous forme d’une sculpture en plâtre massif. Elle est alors mécaniquement affinée avec un outil adéquat et devient ainsi le vrai modèle de la forme désirée ( la bosse en langage d’atelier).
La prochaine et la plus précise des étapes est la fabrication du moule définitif. Il est doté de chappes et de clefs qui permettent de positionner les morceaux du moule. Ces morceaux sont multiples à cause des contredépouilles.
Apres sa préparation, le papier est appliqué en fines couches avec une colle à base d’amidon (papinage en langage d’atelier). Des couches de différentes couleurs aident à contrôler l’uniformité du moulage dans son épaisseur. La connaissance de cette technique par le cartonnier est essentielle pour obtenir un moulage avec un rétrécissement contrôlé et sans déformation au séchage.
Une fois sec, le moulage reçoit les éléments mécaniques (platines de mouvementage etc) fixés directement à l’aide de fils de fer ou encore collés avec des morceaux de tissus.
Apres une décoration réservée aux parties visibles de l’automate fini, il est monté sur son socle et habillé.
Les premiers automates furent fabriqués avec des têtes en biscuit ou en cartonnage.
L’augmentation de la productivité pour certains modèles a amené les fabricants à faire des têtes en staff.
Pour les staff, les moules sont plus complexes et plus chers avec un nombre de tirages limités. Mais leur moulage est plus rapide et plus constant dans les dimensions et offre une plus grande fidélité dans la reproduction des détails du modèle.
Par contre, pour des pièces uniques ou fabriquées en très petit nombre, le cartonnage était préféré en raison de moule plus simples à réaliser et moins chers
Le staff est fabriqué en versant avec un mouvement très précis une fine couche de plâtre gâché dans le moule, et en enlevant minutieusement l’excédent (Du geste dépend l’uniformité de la couche dans son épaisseur). Le moule est ouvert immédiatement et des morceaux de gaze sont déposés sur toute la surface, formant ainsi une armature. Après une nouvelle application de plâtre liquide, on alterne ainsi les étapes jusqu’à l’obtention de l’épaisseur désirée. Apres séchage, ce moulage est très solide et léger.
Roullet-Decamps utilise le cartonnage pour les animaux mécaniques, automates mécaniques et électriques, ainsi que les grandes scènes animées. Le savoir-faire des cartonnages traditionnels a aujourd’hui pratiquement disparu. Aujourd’hui, les restaurateurs utilisent souvent du papier et une colle vinylique, technique plus facile à mettre en œuvre, mais irréversible.
Automates à musique
Roullet-Decamps est très connu des collectionneurs pour son large éventail d’automates à musique avec des thèmes et sujets très variés et pour la plupart vendus entre 1870 et 1910. Quand le marché des automates est devenu moins important, Decamps a continué dans la restauration d’automates pour des collectionneurs et musées du monde entier. Les mouvements à musique proviennent essentiellement de fabricants spécialisés. Ces mécanismes ont la particularité d’être dépourvus de tout dispositif de régulation et de ressort, et fonctionnent uniquement avec une roue d’entraînement au bout du cylindre (plus rarement au milieu). Cette roue est entraînée par le moteur à ressort de l’automate et joue de la musique à la mise en marche de celui-ci.
Plus tard, Decamps a acheté les mouvements chez Reuge à Sainte Croix (Suisse,) mais les musiques entendues dans les automates plus anciens ne portent souvent pas de marque de fabrique, seulement parfois l’inscription « Switzerland »*
Automates de vitrine
En Europe et aux Etats-Unis d’Amérique, les grandes scènes animées constituées d’automates électriques parfois très complexes étaient à la mode durant les premières décennies du XXème siècle.
Ces animations étaient exposées à Noël dans les vitrines des grands magasins parisiens ( Galeries Lafayette, Au bon marché, la Samaritaine, Le Printemps, etc.) Elles drainaient des milliers de gens et il était difficile de se frayer un chemin sur les trottoirs de ces magasins.
Roullet-Decamps n’était pas le seul fabricant de vitrines animées, mais il en était pratiquement l’inventeur. Il était encore une fois devenu célèbre pour la qualité des automates et l’ingéniosité des mécanismes orchestrant leur chorégraphie.
Tout comme les automates anciens représentaient parfois des gens célèbres (par exemple Little Tich) ou des modes (p.ex. danseur de cake-walk), les scènes animées avaient pour thème les grands évènements du XXème siècle.
Une des plus célèbres scènes était « L’arrivée de l’Amiral Peary au Pôle Nord ». Gaston Decamps proposa l’idée au magasin « Bon Marché » en 1909.
Relativement peu de ces grandes scènes ont survécues ; la plupart ont été démontées et détruites et les éléments ainsi récupérés servaient pour d’autres automates.
Par chance, le musée de Souillac dispose de quelques scènes qui ont été épargnées. Une des plus impressionnantes est à voir à l’entrée du musée. Elle représente un Jazz Band Trio avec trois Noirs jouant respectivement de la batterie, du piano et du violon. Ces automates furent créés vers 1920 par Gaston Decamps. Chacun des personnages est réalisé d’une manière très réaliste et il est fort probable que les modèles soient des musiciens connus de cette époque. Le mouvement du trio est accompagné par une musique enregistrée, mais leur expression et façon de bouger sont tellement vraies qu’ils paraissent vivants. Cette œuvre démontre non seulement le génie de Gaston Decamps et la qualité du travail des ateliers, mais aussi la popularité du Jazz Afro-américain dans les années 20 à Paris.
Un autre automate publicitaire exposé est fort intéressant : « La lampe Z ». A l’aide de l’animation d’un personnage et d’un panneau tournant, on apprend comment est née l’ampoule électrique à filament métallique (les premières lampes étant équipées d’un filament végétal carbonisé).
Le petit « vendeur » nous démontre en tapant énergiquement sur l’ampoule allumée qu’il tient dans la main droite que le filament métallique est plus solide que ce que l’on pense.
Une autre scène remarquable est « la scène du métro » avec ses nombreux personnages caricaturaux très amusants. Elle raconte des anecdotes de la vie quotidienne comme la rame du métro qui entre en station et manque d’écraser les oies échappées du panier de la paysanne qui attend sur le quai, la dame qui essaie de récupérer la monnaie d’un distributeur automatique pour un enfant en larmes, pendant que le mécanicien verse allégrement l’huile de sa fiole sur le pied d’un passager, etc.
En plus de ces automates et scènes animées, certains automates sont conçus pour la promotion d’une marque ou encore un service bien spécifique. Pour attirer l’attention du passant, le fabricant joue sur le mouvement, la lumière par intégration d’effets lumineux et le bruit en créant par exemple des automates « frappeurs », qui avec une canne ou leur pied tapent contre la vitrine. Le musée de Souillac expose quelques exemples. L’un d’eux représente un Charlie Chaplin souriant, en appui sur un lampadaire animé et frappant de temps en temps contre la vitre avec son pied.
Apres le décès de Gaston Decamps, Cosette et Georges Bellancourt continuèrent la fabrication des scènes animées et automates électriques.
Quelques autres de ces scènes sont exposées au musée « Automates Avenue » à Falaise dans le Calvados.
Aujourd’hui, les automates des grands magasins ont disparus laissant place aux marionnettes animées à l’aide de fils ou encore des mimes vivants évoluant dans les vitrines.
Tous ceux qui apprécient cet art devraient montrer leur gratitude aux personnes qui ont su préserver ces œuvres passées de mode et ainsi les sauver pour les générations futures.
Klaus Lorenz est un restaurateur d’automates, mais aussi un créateur. Il a étudié cet art dans les ateliers Decamps, où il a été le premier et unique restaurateur de métier dans l’histoire de l’entreprise. Il a participé activement à la restauration d’automates historiquement importants pour de nombreux collectionneurs privés et musées du monde entier. Avec sa femme Catherine Oudoin-Lorenz, artiste plasticienne, il vit et anime un atelier de fabrication et de restauration d’automates à Pinsac, près de Souillac (Lot). Il est également engagé par le Musée de Souillac comme restaurateur de la Collection Nationale d’automates.
Cet article résulte d’une compilation d’observations, d’explications techniques et d’informations recueillis auprès de Klaus Lorenz dans son atelier et au Musée de l’Automate de Souillac.
M. Don Day de San Francisco et membre de la Music Box Society International (MBSI) a apporté son aide comme transcripteur et éditeur pour le texte d’origine en anglais. Certains détails historiques proviennent des sources citées dans le texte.
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